Comment peut-on faire pour aimer les légumes ? 

Comment peut-on aimer les légumes ?

La pratique de l'alimentation naturelle se heurte fréquemment à la difficulté de manger des légumes. Pourtant, on leur reconnait volontiers des qualités uniques de sources de minéraux ou d'oligo-éléments qu'aucun autre aliment ne peut apporter. Alors, que faut il faire pour réussir à aimer ces légumes ?

Souvent, des propositions d'éminents partisans du crudivorisme se font jour. Il en résulte de nouvelles pratiques et toutes les recommandations qui vont avec. Ainsi, on parle de jus de légumes, de smoothies, de purée crue, de soupe crue, etc.

Décidément, la propension "culinaire" est vraiment très fortement ancrée dans les esprits. Il est vrai qu'il est difficile de se soustraire de son emprise.

 

Que peut nous dire la pratique de l'alimentation naturelle ?

Notre environnement est tellement modelé par la main de l'homme que nous n'avons plus lien et contact avec une nature "originelle" offrant abondance et profusion.

Les légumes qui arrivent à notre table ont été sélectionnés plutôt pour être mangés cuits, donc pour avoir du goût après cuisson : résultat, crus, ils sont plutôt plus repoussants que nature d'où une difficulté initiale à les manger.

Les fruits, c'est l'inverse. Ils ont été sélectionnés plutôt pour être mangés crus : résultat, ils sont plutôt plus faciles à manger que nature d'où le risque d'en manger trop.

Alors, comment faire ?

La clé, une fois de plus, n'est pas dans l'objet de notre désir, c'est-à-dire dans l'aliment. Elle se situe dans l'interaction avec lui. Comment je découvre olfactivement et sensoriellement les légumes ? Comment puis-je augmenter le volume du dialogue que je peux entretenir avec eux, si c'est possible ?

 

Vous avez de la peine à trouver du plaisir avec les légumes ?

Voici ce que je vous recommande :

Devant votre choix de légumes, vous les passez un à un sous votre nez et les humer autant que nécessaire. Un aliment qui ne sent rien, c'est tout à fait naturel : vous passez.

Si un signe positif même léger surgit, genre un doux parfum de fraîcheur attirant, prenez-le comme un feu vert. Commencez à déguster ce légume et, si le plaisir se dessine, ça veut dire que votre langue valide le choix du nez. Si rien n'a retenu votre attention sensorielle, si c'était le silence complet, le désert absolu, refaites un autre tour.

Si le premier tour n'a rien donner, refaites un deuxième tour de la façon suivante : écorchez tour à tour chaque légume et sentez-le sur la zone ouverte pour y détecter ses effluves. Le fait d'écorcher le légume favorise ses arômes volatiles : c'est comme si vous augmentiez le volume de la radio. Prenez soin d'essuyer votre couteau entre chaque légume pour éviter tout mélange de molécules entre légumes. Avec une rencontre sensorielle ainsi enrichie, peut-être que votre organisme vous indiquera ses préférences de façon plus nette.

Si ce deuxième tour demeure infructueux, un troisième tour est possible. Cette fois, on mettra, tour à tour, un petit fragment de chaque légume dans sa bouche. La mastication a alors pour effet de provoquer une rencontre plus importante entre tous les composants aromatiques de l'aliment avec notre potentiel enzymatique salivaire. Le plaisir ressenti ou son absence vous indiquera alors si vous êtes dans le juste ou pas.

Si c'est négatif, il est préférable de recracher aussitôt. Même un légume ainsi recraché se fera fait connaître de votre organisme et ce dernier pourra, fort de cette "connaissance", mieux se préparer pour une consommation ultérieure lorsqu'elle s'avérera lui être utile.

 

Une approche en trois étapes

En résumé, on pratique un premier tour normal, un second avec des légumes écorchés et un troisième en "goûté-craché". C'est ainsi que l'on peut approfondir notre interaction avec les légumes et leur découvrir tout ce qu'ils peuvent nous apporter. En procédant ainsi on pourra parvenir à manger régulièrement des légumes qui deviendront alors nos amis pour la vie. On parle souvent des légumes à travers le concept de fruits et légumes, mais comme nous les mangeons toujours séparément, nous devons les considérer un à un.

Par exemple, manger des pommes de terre crues, ça paraît impensable. On dit même qu'elles sont toxiques. Si tel était le cas, notre instinct nous dissuaderait d'en manger. C'est du moins ce que nous avons toujours observé dans l'alimentation naturelle.

Vos enfants n'en feront pas de cas de cette prétendue toxicité : avec eux, s'ils rechignent, vous pouvez utiliser cette approche en trois stades pour leur faire aimer les légumes.

Je vous invite à commenter cet article notamment en y apportant votre propre expérience des légumes et de votre découverte des plaisirs et bienfaits qu'ils peuvent nous procurer. Et si jamais vous voulez découvrir l'alimentation naturelle rapidement: Kit de démarrage en Alimentation Naturelle